Quand les mouettes ont pied…

Publié le par François  |  Pas de commentaire  |  Partager sur Facebook

Texte du Père Michel Gilson sj à la suite de la récente pièce des rhétos 2019


Photo : Arnaud André

Quels beaux moments nous ont fait vivre, une fois de plus, MC (assistée cette année par Christelle Delbrouck) et toute son équipe ! La 20è pièce de rhétos au CNDP – « pas  du théâtre de fancy-fair »… J’y étais samedi soir, je suis revenu ce dimanche.

Un décor extraordinaire et ingénieux, une gestion de plateau menée de main de maître par Antoine.

Et comme chaque année, tout l’art de Mc pour la composition de scènes : de vrais tableaux, éphémères, mais des images qu’on garde. Et l’art de MC, c’est d’abord, sa sensibilité à tout ce qui se vit vraiment autour de nous, aujourd’hui, -et toujours y déceler des signes d’espérance… C’est aussi son casting d’acteurs : tout qui veut jouer peut le faire, la pièce sera écrite ensuite, en tenant compte de la personnalité de chacun. Ce sera sans doute pour tous ceux qui s’y engagent, un des moments les plus importants de toute sa scolarité… Il aura grandi en confiance en soi et en reconnaissance dans le regard de l’autre !

Faire du théâtre… et partager tant de choses qu’il est parfois difficile d’exprimer. Cette année, MC ne nous a pas ménagés : c’est un cri, et en même temps une claque que nous recevons. Un appel à vivre autrement… ne pas seulement se « divertir en croisière» mais, ensemble, tenter d’être solidaires et heureux… Utopique ? Tous ceux qui manifestent pour le climat ou qui accueillent au Parc Maximilien… Ceux-là, et tant d’autres, montrent que « quelque chose » est possible, que « tout est possible ».

Un appel exprimé avec tant de sensibilité, qu’il nous laisse émus… Avec tant de talents qui se révèlent jeunes, acteurs, musiciens (bravo Monsieur Bosman !) et même chanteurs : « Une drôle de vie » et « la chanson des vieux cons » ; époques et styles tellement différents, en apparence seulement, « A quoi ça sert l’amour » d’Edith Piaf, et « la course contre la honte » de Grand Corps Malade : « Eh, Tarek, on va faire comment ? Dis-moi Tarek, on va faire comment ? » … « On va rien lâcher, on va aimer… » … « A force de ne plus croire en rien, c’est la vie qui désespère. Faut aimer pour être aimé. Faut donner pour recevoir. Viens vers la lumière, p’tit frère. Ta vie c’est comme du gruyère, mais personne ne dit que tu as une belle âme » … « On va rien lâcher, on va aimer regarder derrière pour rien oublier. »

 Quand les mouettes ont pied, il est temps de virer…

Beaucoup d’applaudissements pour toute l’équipe, et un standing ovation de remerciement pour MC Et quand on entend les hommages rendus par les jeunes après la pièce, quand on la voit entourée de ses acteurs, ceux d’aujourd’hui et ceux qu’elle a éveillés depuis 20 ans, on se dit que c’est bien vrai : être professeur peut être le plus beau métier du monde…

Merci Marie Cécile.

Michel Gilson sj



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Ce contenu a été publié le 6 avril 2019 dans Actualités du Collège, par . Vous pouvez suivre les réponses à ce contenu via le flux RSS 2.0.