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Voyage en grece 2010

De Candie à Venise

 

Un voyage en Grèce, le trente-quatrième du nom, un de plus mais dont on se souviendra longtemps. 128 rhétos et 16 accompagnateurs dans trois cars, conduits par les cousins Dimitri et Dimitri Papathanasiou et par un nouveau Kostas, bien dans la lignée de ses illustres prédécesseurs.

Pour la troisième fois un circuit où la Crète précède la Grèce continentale. Les bateaux ne prenant pas la mer entre Héraklion et Le Pirée lorsque la mer est trop forte et les vents trop violents, cette inversion est sage afin de ne pas compromettre nos vols de retour. Mais c’était sans compter sur le petit cousin islandais du volcan de Santorin…

Un circuit classique mais toujours sans routine, même si certains comptent leurs participations en dizaines (le vingt-cinquième d’Etienne Frin, et pour Michel Gilson on ne compte même plus…).

Le temple de Poseidon au cap Sounion

Quant aux accompagnateurs, la recette est connue : A un bon fond d’organisateurs, ajouter un bouquet garni de « collégiens » expérimentés et une « souvlaki » (Gr. brochette) d’« extérieurs » motivés aux profils variés. Faire mijoter et arroser le tout d’une bonne dose de jeunesse enthousiaste. Et en cas de bobo ou pour la bonne digestion : un petit raki, en l’occurrence un médecin à l’humour intarissable.

 Un voyage marqué par la présence d’un grand nom du Collège comme accompagnateur. En effet, le Père Guy de Marneffe sj, initiateur et premier directeur du collège d’Erpent était avec nous. Une première « hellénique »  pour ce jeune octogénaire, philologue classique de formation.

Un voyage au superlatif : la meilleure météo des 25 ans, le plus long voyage (avec le bonus d’une croisière dans l’Adriatique), aucune fermeture impromptue de site ou de musée, et même la joie pour les plus anciens de revoir le monastère de Daphni et ses splendides mosaïques !

Quelques nouveautés aussi avec, d’abord et surtout, la visite du superbe nouveau musée de l’Acropole : les Caryatides, les métopes du Parthénon et de l’Erechthéion superbement mises en valeur.

Quelques regrets aussi : celui de n’avoir pu chanter plus à Epidaure (la faute à un hymne italien trop enthousiaste), ou encore celui de n’avoir pas pu aller sauter des fameux rochers de Matala !

Un voyage avec quelques imprévus… La montée en ligne en dernière minute d’un remplaçant de luxe, Pierre Demoulin comme chef de car, assisté de Michel Gilson pour les commentaires, suite au retrait obligé et regretté de Nathalie Tireur.

Mais aussi un retour en bon ordre, malgré les caprices d’un certain volcan, avec les cars grecs par Patras, Venise et la Suisse ! Arrivé le premier à l'aéroport, le staff du car 3, Marc Laruelle en tête secondé par un rusé Kostas, a rapidement réussi à obtenir, au milieu d'un hall en pleine effervescence, les documents attestant de notre présence auprès des chefs d'escale des compagnies aériennes ! Pendant ce temps Jean Pierre Marinx, Jean Vanhay et Dimitri organisaient en quelques coups de téléphone le retour à Venise par Minoan Lines.

Surprise de cette année : l'arrivée à Venise

Quel beau souvenir que cette arrivée par grand beau temps, après 33 heures de traversée, dans la lagune d’où partirent vers la Grèce et la Crète tant et tant de navires. Et puis, appuyés au bastingage du dernier pont, voir défiler tout Venise à nos pieds ! Le souvenir (inattendu) de cette année…

 Voyager en Grèce ne peut se résumer à « faire la Grèce ». La beauté des sites, la pureté de la lumière, le sourire ouvert et franc des Grecs invitent à plus. A la rencontre vraie avec ce peuple fier - si souvent malheureux -, et à une convivialité accrue entre nous !

Au-delà du collier de perles des principaux sites : l’Acropole d’Athènes, Mycènes, Epidaure, Olympie, Delphes…, nombre d’étudiants ont suivi les recommandations de suivre les chemins de traverses proposés et jamais imposés. Ainsi ceux qui, entourés d’un essaim d’abeilles virevoltantes sont descendus dans les citernes souterraines de la fontaine Pyrène supérieure à l’Acrocorinthe ou ceux qui, délaissant les ruelles à touristes pour prendre les plus petites impasses ont fait des rencontres vraies et authentiques à Kritsa la Blanche, Tzermiadon ou Galaxidi. Expériences et rencontres vraies aussi pour ceux qui suivent les bons plans dans de petits restaurants traditionnels à Matala, Andritsaina ou Naupacte…

128 élèves qui ramènent chacun leur vision de la Grèce, leurs souvenirs… tous bien conscients de leur grande chance de vivre pareille expérience. Et puis aussi, certains moments qui invitent à la réflexion : ainsi ce clandestin pakistanais de leur âge, à genoux au pied de notre car et menotté dans le dos ! Qu’en penser ? Qu’en dire ? Que faire ?

Le goût de la Grèce. Un peu comme un virus qui s’inocule et qui ne se combat qu’en revenant quelques mois ou quelques années plus tard pour faire d’autres découvertes, d’autres rencontres.  Mais chaque odyssée a une fin que l’on peut espérer heureuse et paisible. Aussi, comment vous faire comprendre la chance que nous avons eue de pouvoir compter sur les chauffeurs de l’agence Messogia pour l’organisation quasi instantanée de notre retour « par mer et par terre ».  Leur hospitalité bien grecque est donc allé jusqu’au rapatriement des amis en difficulté jusqu’au pas de leur porte !

Les chauffeurs grecs reçus au Collège

Ce fut bien évidemment l’occasion de montrer Namur à nos auriges, de leur ouvrir les portes du Collège, de leur offrir un bon repas aux Sept Meuses (avec Orval et Eau de Vilée !) pour les remercier. Arrivés à leur hôtel à 4 heures du matin, ils le quittaient déjà à minuit pour amorcer le trajet retour. 20 petites heures de repos tout relatif à Namur, pour six jours de trajet en tout !!!

Merci à eux, efcharisto ! Et à l’année prochaine ! Tou Kronou !

 

Le groupe des accompagnateurs au point de vue d'Arachova

 

[Publié le 06-07-2010]

Photos : M. Halloy